Aziza Mustafa Zadeh est une chanteuse et pianiste de jazz azeri, née le 19 décembre 1969 à Bakou (Azerbaïdjan)

J'ai découvert cette artiste lors d'un stage d'été chez Sony Music, en 95 je crois. Sa voix, les rythmes de ses compositions m'ont tout de suite séduites.

J'ai réécouté récemment son album et j'y ai retrouvé des liens avec certaines chansons de films indiens, où les voix de femmes s'envolent.

La pochette du disque (en bleu plus bas) m'a fait penser à l'actrice Kareena Kapoor dans "Asoka".

Biographie

260904Fille du pianiste Vagif Mustafa Zadeh, Aziza Mustafa Zadeh commence le chant à l'âge de trois ans. Elle étudie ensuite le piano en suivant un cursus « classique ». Elle fait ses premiers pas sur scène avec son père qui pratique le « mugham-jazz fusion », mélange de jazz et de musique orientale.

En 1991, elle enregistre un premier album en solo titré simplement Aziza Mustafa Zadeh.

En 1993, c'est en trio qu'elle enregistre Always, avec le bassiste John Pattucci et le batteur Dave Weckl. En 1995, elle enregistre Dance of fire. Sur ce disque, elle est accompagnée par des musiciens tels que le guitariste Al Di Meola, les bassistes Stanley Clarke et Kai Eckhardt, le batteur Omar Hakim et le saxophoniste Bill Evans. Suivent les albums Seventh thruth (1996), Jazziza (1997) - avec en sidemen Toots Thielemans et Philip Catherine - et Shaman (2002).

Elle habite à Mayence.

http://www.azizamustafazadeh.de

Quelques photos

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Le mugham

Le mugham est un genre musical traditionnel et savant d’Azerbaïdjan qui laisse une place prépondérante à l’improvisation. Il associe le chant à des musiciens jouant des instruments traditionnels du pays : le tar (luth à 11 cordes), le kamancheh (violon à quatre cordes) et le daf (grand tambourin). Le mugham azerbaïdjanais partage les caractéristiques artistiques du maqam irakien, du radif perse et du Makam turc. Depuis l’indépendance du pays en 1991, on assiste à un renouveau du mugham ainsi qu’une certaine modernisation (enregistrements sonores) qui met en péril son caractère improvisé et le principe de sa transmission orale. Le mugham a été classé "Chef-d’œuvre du Patrimoine oral et immatériel de l'humanité" par l’UNESCO, dans une démarche qui s’attache à préserver la mémoire et l’intégrité des formes artistiques et culturelles menacées.