22 avril 2008
Mardi 22 avril 2008 à partir de 22h45 : Inde 2025 Documentaire sur Arte
Quel sera le visage de l'Inde en 2025 ? Grâce à une croissance record, ce pays est devenu l'un des moteurs de l'économie mondiale. Mais arrivera-t-il à transformer cet essai en une prospérité durable ? Une fascinante immersion dans le présent et le futur de la plus grande démocratie du monde.
Mardi 22 avril 2008 à partir de 22h45
Documentaire (France, 2007, 105mn) ARTE F
Réalisateur: Mathilde Damoisel
Et surtout si vous ne pouvez pas être derrière votre écran ce soir là ou que vous oubliez la date revoyez ce documentaire durant 7 jours depuis le site http://plus7.arte.tv
Présentation du documentaire
Grâce à son dynamisme et aux grandes réformes de 1991, l'Inde est devenue l'une des locomo- tives de l'économie mondiale, surfant avec succès sur la cyber-révolution. Dans des centres d'appels où il est interdit de parler une autre langue que l'anglais, les coolies high-tech tra- vaillent à distance et à moindre coût pour des entreprises britanniques ou américaines. Maintenance informatique, gestion des ressources humaines... ils gèrent de plus en plus de tâches. Attirés par ce renouveau, les "cerveaux" commencent à revenir d'exil. Mais ce boom économique demeure fragile et ne profite pour l'instant qu'à une minorité d'Indiens. La classe moyenne supérieure ne repré- sente que 40 millions de foyers dans un environnement majoritairement rural où un tiers des habitants vit avec un dollar par jour... Ce pays qui sera le plus peuplé du monde en 2025, avec environ 1,4 milliard d'habitants, arrivera-t-il à répartir également les fruits de la croissance ?
India boom
Magarpatta City, ses bureaux high-tech, ses espaces verts et ses panneaux solaires. Symbole du boom économique indien, cette ville modèle, à la fois prospère et écolo, est le point de départ d'un passionnant voyage dans le sous-continent. Fera-t-elle des émules où s'agit-il d'un mirage ? S'inspirant du travail de prospective des experts du Forum économique mondial, ce documentaire tente dans sa première partie d'imaginer les évolutions possibles de l'économie indienne à l'horizon 2025.
La deuxième partie est consacrée à l'agriculture, indissociable du développement du pays. Celle-ci doit se réformer pour parvenir à nourrir une population en galopante expansion et permettre aux paysans de vivre de leurs terres. Quelle forme prendra cette deuxième révolution verte ? Là encore, plusieurs scénarios - modèle tradi- tionnel, alliance avec la grande distribution - sont envisagés.
Dernier volet, "L'Inde, une superpuissance ?" évoque la place et le rôle de cette démocratie géante sur l'échiquier mondial. De nombreux intervenants, majori- tairement indiens - intellectuels, entrepreneurs, économistes, agronomes... -, nous aident à prendre le pouls vif et désordonné de ce pays. Parmi eux, l'écrivain Pavan K. Varma, M. S. Swaminathan, le père de la première révolution verte, Vandana Shiva, la pasionaria de l'écologie, le politologue Christophe Jaffrelot. Bidonville, supermarché, école privée, rédaction du Vogue indien, coopérative agricole... les reportages complètent ces éclairages et nous font découvrir les multiples facettes d'une nation en mutation. À l'image de son objet d'étude, un documentaire foisonnant et captivant.
Plus d'infos sur cette page notamment d'autres reportages super intéressants et aussi des photos :
http://www.arte.tv/fr/histoire-societe/Inde-2025/1996506.html
21 janvier 2008
Documentaire sur les Hijras - sur Arte Mardi 22 janvier
Ne ratez pas ce superbe documentaire sur les Hijras demain sur Arte à 22h35 !
Des saris et des hommes
Titre original : Between the lines - Indiens drittes Geschlecht
Film, documentaire
Nationalité : allemand
Réalisateur : Thomas Wartmann
HISTOIRE :A Bombay, une photographe rencontre trois «hijras», des Indiens travestis ou transsexuels, qui lui font découvrir leur quotidien, entre danse, mendicité et prostitution.
RESUME :Pour les besoins d'un livre, Anita Khemka prend des clichés des «hijras», ces Indiens maquillés et drapés de saris comme les femmes. Sur une plage de Bombay, elle fait ainsi la connaissance d'Asha, un homme castré, et lui demande de bien vouloir lui faire découvrir l'univers de cette mystérieuse communauté, à laquelle on attribue des pouvoirs de bénédiction et de malédiction...
AVIS :Emaillé de propos parfois très crus, ce documentaire souligne le mélange de fascination et de répulsion exercé par la communauté transsexuelle sur le reste de la population indienne.
Rediffusion le mardi 29 janvier à 00h30
09 janvier 2008
Sarkozy en Inde: problème pour le protocole si Carla Bruni l'accompagne
NEW DELHI (AFP) - Les autorités indiennes seront confrontées à un casse-tête concernant le protocole à mettre en place si Carla Bruni accompagne Nicolas Sarkozy à l'occasion de la visite officielle du président français le 24 janvier en Inde affirme samedi la presse indienne.
Paris a fait savoir à New Delhi que la jeune femme était susceptible de l'accompagner lors de cette visite de plusieurs jours, a indiqué l'agence indienne PTI.
Mais selon l'agence, le ministère indien des Affaires étrangères s'interroge sur la place à donner à Carla Bruni dans le protocole. Celle-ci ne pourrait accompagner M. Sarkozy dans une cérémonie officielle, car "une petite amie n'est pas considérée comme une épouse", a affirmé de son côté le quotidien Indian Express, qui traite le sujet à la une.
"C'est peut-être la première fois que nous sommes confrontés à une telle situation", a déclaré un représentant du ministère indien des Affaires étrangères, cité par le journal, précisant que Paris et New Delhi avaient des discussions à ce sujet.
M. Sarkozy sera l'invité d'honneur des cérémonies du Jour de la République, le 26 janvier, qui marquent l'entrée en vigueur de la constitution indienne en 1950.
AFP - Samedi 5 janvier, 10h58
Je trouve pour ma part irresponsable de la part d'un président de venir en voyage officiel avec sa petite amie surtout quand on sait qu'il n'est pas encore divorcé .. et qu'en plus ça se passe en Inde. La moindre des choses quand on va dans un pays c'est de respecter les traditions.
Que le commun des mortels emmène sa secrétaire avec qui il trompe sa femme en voyage d'affaires passe encore mais le président se doit de donner l'exemple. Le coup du "et ben au moins ça prouve que c'est un homme comme les autres" ne justifie pas qu'il étale sa vie privée .. Gare à la confusion des genres entre people et politique .. Un nouveau genre est donc à la mode maintenant polipeople ou peoplitique.
Le premier désigne un politique qui se la joue people. on connaissait déjà des Chirac et autres Royal ou Strauss Kahn en couverture de Gala. Le deuxième désigne le people qui fraye dans les cercles politiques .. comme s'il voulait nous prouver qu'il n'a pas que le physique ou la célébrité ! Comme disait Carla dans sa chanson "Même si je suis top"
Même si je suis top
Ne soyez pas myopes
Et vous verrez que le meilleur
Se trouve à l'intérieur
Même si je suis top
Ne soyez pas myopes
Car question solidarité
Je n'manque ni d'atout ni d'attrait
Un vrai programme politique !! Carla devrait bien s'entendre avec Rachida.
07 décembre 2007
Bénarès, au bord du Gange et de l’asphyxie
Saturée, la ville sainte de l’hindouisme, sur les rives du fleuve sacré,le Gange, ne peut plus héberger dignement habitants et entreprises, quiferment les unes après les autres, constate l’hebdomadaire indien Tehelka.
On imagine souvent Bénarès comme un endroit hors du temps. Pourtant, la ville [lieu saint de l’hindouisme lové dans les boucles du Gange], s’est récemment dotée de centres commerciaux et de McDonald’s qui en font une parfaite cité du XXIe siècle. Si la vie à Bénarès s’écoule lentement, les affaires, elles, se concluent vite… Mais, alors, comment expliquer ce sauve-qui-peut général ?
Avec 4 millions d’habitants (et une densité de plus de 1 000 habitants au kilomètre carré), l’agglomération a franchi le seuil de l’implosion. Alors que tout se développait autour d’elle, sa superficie, elle, ne s’est pas étendue d’un pouce. Une foule ininterrompue d’hommes, de vaches et de véhicules hétéroclites engorge ses artères, tandis que la majeure partie de la ville est un sombre enchevêtrement de masures et de routes défoncées, baignant dans les gaz d’échappement des générateurs Diesel. D’ailleurs, ici, on ne va pas au centre commercial pour faire des achats, mais pour fuir ce cauchemar et se réfugier dans l’air climatisé. Et c’est un luxe qu’il faut payer! C’est pour cette raison que, quand vous arrivez au magasin, au bord de l’asphyxie, on vous demande un ticket [pour pouvoir entrer].
Pour remédier à cette situation, on a à plusieurs reprises parlé de construire une ville satellite appelée Naya Kashi, mais à chaque fois, le projet a été remisé pour une raison ou une autre. Naya Kashi reste donc une chimère, et Bénarès continue de ployer sous le poids de ses fardeaux. Arrivé récemment, Kishore Biyani, le roi de la grande distribution, fait remarquer avec horreur qu’il n’avait jamais vu une ville dont «tout le rez-de-chaussée n’est qu’une vaste vitrine de magasin». Ashok Gupta, propriétaire de Benaras Beads, le plus gros producteur de perles du pays, ne cesse d’exprimer son exaspération: «Ici, nous sommes privés d’électricité chaque jour pendant quatorze à seize heures… Qu’est-ce que je suis censé faire? J’aime profondément cette ville, et je suis trop vieux pour en partir, mais je ne peux pas en dire autant de mon entreprise.» Gupta a donc décidé de délocaliser son affaire en Chine. «Là-bas, les autorités vous donnent une usine complète en une semaine. Ici, je n’ai pas eu six heures d’électricité en cinquante ans!» Gupta et ses coreligionnaires avaient installé leurs locaux à Chandpur, la zone industrielle de la ville sacrée, située sur son flanc nord. Autrefois, on y comptait jusqu’à 200 usines. Aujourd’hui, c’est devenu un no man’s land, où 25 entreprises seulement sont encore en activité. Elles produisent des bricoles comme des gobelets en plastique, et n’ont même plus de verrou à leur porte. Naguère dynamique, le site de production est tombé en désuétude, et l’on ne s’émeut plus devant les bâtiments abandonnés, les machines rouillées et les ouvriers licenciés qui vivotent dans des taudis. Face à cette situation, Gupta confie, amer : «En tant qu’homme d’affaires, je suis plus redevable aux Chinois qu’à mes compatriotes. Les Chinois m’aident, alors qu’ici on ne me donne rien et en prime je me fais accuser de fraude fiscale.»
Et Gupta est loin d’être un cas isolé. Cinni, le pionnier des ventilateurs, s’est fait balayer en l’absence d’un soutien [financier] qui est pourtant largement disponible dans d’autres villes. «Cent millions de roupies [un peu plus de 17 000 euros], c’est tout ce dont j’aurais besoin, et pour un an seulement», déclare Chandrakumar Sah, aujourd’hui ruiné alors qu’il possédait jadis une entreprise prometteuse. «Delhi parle tout le temps du grand boom écoéconomique [indien], mais tout le monde se fiche qu’une entreprise présente dans le monde entier fasse faillite.»
Cette situation s’explique largement par la politique implicite des banques – elles n’accordent pas de prêts. Après s’être confortablement engraissées grâce aux profits réalisés par les commerces de la ville, elles n’entendent pas redistribuer aux citoyens la moindre miette de cette nouvelle richesse. «Les risques sont trop élevés, affirme un dirigeant. Le contexte est sinistre pour l’industrie : absence d’infrastructures, corruption de la police, instabilité politique, racket des mafias… Si une société fait faillite, nous nous retrouvons avec une dette insolvable. Il nous est impossible de prendre un tel risque.» Face à cet état d’esprit, il n’est pas surprenant que le seul écho que rencontrent les plaintes des entrepreneurs soit celui des murs vides de leurs bureaux.
Sankarshan Thakur, Tehelka (extraits), New Delhi
REPÈRES
Fondée il y a plus de deux mille ans, Bénarès est une des plus vieilles cités du monde. Elle se situe dans l’Etat de l’Uttar Pradesh, en bordure du Gange, le fleuve sacré, et aux confluents de deux rivières, la Varuna et l’Assi, auxquelles elle doit son autre nom de Varanasi. La face sud de la ville est bordée de ghâts, des marches qui permettent aux habitants de descendre au bord du Gange pour y faire leurs ablutions quotidiennes.
Lieu saint de l’hindouisme, la principale religion indienne, Bénarès est dédiée au dieu Shiva. Pour cette raison, on y observe tous les ans une procession de kanwarias, ou porteurs d’eau. Pendant un mois, des milliers d’hommes de toute l’Inde du Nord, vêtus de safran, la couleur de Shiva, viennent chercher de l’eau sacrée du Gange afin de l’offrir aux effigies du dieu installées dans leurs villages. Leur pèlerinage couvre souvent plus de 100 kilomètres.
28 novembre 2007
La lutte indienne
J'ai découvert le Kushti en regardant le documentaire sur Arte. c'est imprésionnant en plus les hommes font voeu de chasteté. vous trouverez ci-dessous quelques photos ainsi que 2 vidéos pour que vous voyiez à quoi ça correspond et enfin 2 liens pour en savoir plus.
Quelques photos de Jean-marie Jolidon
http://www.lpp.ch/yadaws/flash/index.html
http://www.elishams.org/Kushti-la-lutte-indienne.html
20 novembre 2007
Les Hijras
Pour ressembler à la déesse-mère, ces hommes ont choisi de vivre en femmes et font partie intégrante de l'hindouisme. On estime leur nombre entre 200 000 et 2 millions. Les hijras viennent de toutes les castes, on compte même des personnes à l'origine musulmanes dans leurs rangs. Elles exigent que les quelques rares enfants nés hermaphrodites leur soient remis, elles les élèveront elles-mêmes. Les hijras forment une communauté vénérant un avatar de la Shakti, Bahuchara Mata. On aurait tort de croire les pratiques homosexuelles admises en Inde, elles sont toujours réprimées par la loi, mais les hijras forment un genre à part.
Musiciennes et chanteuses, elles participent à la bénédiction des enfants mâles ainsi que celle des jeunes mariés. Elles sont censées pouvoir guérir de l'infertilité et se font rémunérer leurs services parfois à des prix très élevés. Lorsqu'un fils naît, les hijras organisent une cérémonie au cours de laquelle elles intègrent les fautes passées du nouveau-né. Après des danses, rythmées par des tambourins, elles bercent l'enfant avec des gestes tout à fait maternels afin de bénir sa nouvelle vie.
Les communautés d'eunuques s'organisent autour d'un gourou. D'abord Kothis (travestis), elles subissent une émasculation complète (en hiver, pour éviter les infections) au cours d'une cérémonie bénie par leurs soeurs. L'ablation des testicules et du pénis est interprétée comme une seconde naissance. Comme dans les pratiques yogiques, la maîtrise du désir converti la capacité procréatrice en énergie intellectuelle, à l'image de Shiva. C'est pourquoi les "nirva moorath" (eunuques) tiennent une position élevée dans les communautés d'hijras. 70% d'entre elles sont "akwa moorath", elles ont gardé leur attributs masculins mais ingèrent des hormones et se font poser des implants mammaires pour devenir femmes.
Une fois par an, par une nuit de pleine lune, elles se réunissent au village de Koovagam, pour jouer un des épisodes du Mahabharata. Fatigués des combats sans fin entre les Kauravas et les Pandavas, les dieux décidèrent que serait déclaré vainqueur le clan qui leur sacrifierait un jeune homme. Le prince Aravan, du clan des Pandavas, se désigna mais exigea de connaître les joies du mariage avant son sacrifice. Aucun père ne voulu donner sa fille, promise à un veuvage et condamnée par la suite à vivre dans la misère. Krishna s'incarna alors, pour une nuit, en Mohini l'enchanteresse et s'unit à Aravan. C'est pourquoi chaque année, les hijras commémorent l'union de Dieu et des hommes.
de très beaux clichés réalisés par le photographe Dehis Bourges :
http://www.tendancefloue.net/photographes/denis_bourges/hijras/portfolio.php?id=portfolio.xml
voir aussi le reportage réalisé par Bruno Morandi Photographe sur ce sujet :
http://www.brunomorandi.com/




